Je m'énerve sur mes enfants, que faire?

Aaaaaaaah la vie de parent,...  Vous voyez, ces jours où il ne vous faut pas grand-chose, où la moindre contrariété vous fait crisper les mâchoires ? Avec vraiment pas grand-chose comme par exemple : le grand qui lit une BD alors qu'il devrait être dans la voiture, les chaussures qui se retrouvent juste devant leur rangement, le linge qui traine, la salle de bain trempée et où je me demande si mes enfants ne sont pas des canards, le couché qui est interminable, etc...  

Et puis, il y a aussi ces journées où l'on sent que l'on pourrait passer un bon moment avec les enfants, le mari. Mais nous sommes coupées de cela. A ce moment-là, je suis irritable, voire franchement désagréable (plutôt d'ailleurs). Qu'est ce qui se passe ? Je suis stressée !

Et quand je suis sous stress, comme tout être humain: des choses qui ne me poseraient aucun problème, ne me dérangeraient pas peuvent devenir insupportables, me faire hurler !

parent en colere2

Car oui, les jours où tout va bien, je peux composer avec beaucoup de choses. Je peux écouter les émotions de mon mari, les miennes. Je peux être créative dans ma parentalité. Je peux être à l'écoute et en plus avoir de l'énergie pour gérer le quotidien.

Mais ça, c'est quand mon stress n'est pas élevé. Et comme bon nombre de parents, des jours comme cela ne sont pas légions.  

J'ai donc envie de vous partager quelques outils qui peuvent vous aider, et qui m'aide, à diminuer la pression et clairement facilitent le quotidien. Ce sont des trucs très facile et le plus sympa là dedans, comme bon nombre d'outils de ce type: en les faisant, vos enfants vont les apprendre!

Mettre des mots dessus

Et oui, reconnaissez ce que vous vivez, ressentez. Cela peut sembler évident, mais le faisons nous réellement?

Nous pouvons demander à nos proches de nous le dire. Mon fils par exemple me dit régulièrement: "Maman, souffle!" Alors, quand je suis stressée, mon premier élan est de le repousser, clairement. Mais cela me permet aussi de faire un pas de côté, de me reconnecter à moi et de reconnaitre que oui, je suis stressée. Bien souvent, cela désarme des situations qui pourraient mener à des escalades...

La respiration 

La respiration à l'avantage d'être un outil que nous avons toujours à porté de main! Pas besoin de devoir penser à la prendre, il suffit de se souvenir que nous respirons. Se concentrer sur notre respiration nous apaise, nous permet de revenir à ce qui est là et peut donc clairement nous aider à sortir de situations de stress... cette technique est d'ailleurs décrite dans ce bonus : 3 techniques anti-stress.

Décrire les sensations

Un peu comme la respiration, et cela peut se combiner. Vous sentez le stress monter en vous? Concentrez vous sur votre respiration et décrivez vos sensations corporelles: "Je sens ma machoire tendue. J'ai les épaules et le visage crispés. Je suis sous stress." Faire cela aide souvent à mettre les mots et peut permettre ensuite de se mobiliser pour utiliser un outil anti stress, aller respirer dehors, boire un verre d'eau,...

Le mouvement

Bouger fait du bien! Souvent, quand nous sommes sous stress, notre corps le dit. Les émotions sont dans le corps. Nous pouvons donc déjà tout simplement bouger, sauter, danser, aller nous ballader,...

Et puis, n'hésitez pas à essayer de mimer les émotions principales: la colère, la tristesse, la peur, la joie,... Vous sentirez comment cela se traduit dans votre corps. 

Quand nous sommes sous stress, tendu, nous avons souvent des tensions, les épaules plutôt rentrées, ... Et si nous mimions la joie? Essayez et vous verrez que vous sentirer cette belle émotion. 

parent heureux

Nos déclencheurs

A coté de cela, nous avons tous nos déclencheurs. Les petits (parfois trèèèèèèès petits) trucs qui nous font complètement péter des cables! Ce sont souvent des réactions qui sont complètement disproportionées par rapport aux déclencheurs.

Que fairs alors?

Déjà, le reconnaître, c'est une belle étape et très précieuse.

Vous pouvez alors faire une pause, respirer, utiliser un des outils vu plus haut.

Vous pouvez alors vous poser la question: "Qu'est ce qui remonte?" Bien souvent, cela vient de notre passé. La manière dont nos émotions ont été entendues (ou pas), si elles ont pu s'exprimer (ou pas,...).

Nous pouvons aller en parler. Que ce soit à un proche, un ami, une personne de confiance et pourquoi pas un thérapeute ou coach parental. Si personne n'est disponible à ce moment. Posez-vous la question: "Qu'est ce que mon/ma meilleure amie me dirait?"

Si vous désirez d'autres outils pour améliorer votre communication dans votre famille, vous recevrez votre guide pour communiquer efficacement avec vos enfants en vous inscrivant à ma newsletter!

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Commentaires

  • Nathalie 30/12/2020 14:45 (Il y a 17 jours)

    Merci pour tous ces bons conseils ! Il est bon de rappeler que notre trop pleins d’émotions diverses cumulées ne sont bien souvent pas de la faute des petits! Et que malheureusement se sont eux qui en subissent les conséquences sous prétexte de petites choses comme les différents exemples que tu as pu citer. Alors respirons ????????. Bonne journée ! Nathalie

  • Gaël 29/12/2020 16:20 (Il y a 18 jours)

    Des conseils très clairs, bienveillants et faciles à tester (avec douceur envers soi-même, sans chercher à être parfait... ce qui pourrait au contraire augmenter le niveau de stress :-) ). Dans la continuité de ce que tu proposes, la communication non violente propose une belle structure de phrase à se dire à soi-même pour observer ce qu'il se passe, mettre des mots sur ce que l'on ressent, chercher à comprendre le besoin qui se cache derrière pour y répondre différemment :-)
    Merci !

    • Maëliss Layeux 29/12/2020 17:38 (Il y a 18 jours)

      Tout a fait la CNV offre de très beaux outils! :)

  • Anne-Angélique 29/12/2020 11:55 (Il y a 18 jours)

    Un article court mais efficace ! J'ajouterais quelques petits trucs en plus :
    - pratiquer quotidiennement un petit "rituel" de deux minutes minutes maximum le matin au réveil pour savoir dans quel état émotionnel, physique et mental on est
    - accepter cet état : évacuer la culpabilité, la déception, la honte qu'il peut engendrer (on est pas parfait, c'est ce qui fait le charme de l'humain :-) pour mieux accueillir cet état
    - prévenir son entourage et dire que ce sera un jour off pour vous.
    Ces petits trucs désamorcent pas mal les fameux déclencheurs.

    • Maëliss Layeux 29/12/2020 12:02 (Il y a 18 jours)

      Merci pour tes propositions qui rejoignent ceux proposés. :) Par contre, pour la question de la culpabilité, je t'invite à la réflexion ici: https://www.maeliss.com/blog/la-culpabilite-les-dangers-de-la-parentalite-positive/
      Je pense que cela va dans le sens de ce que tu proposes ;)

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