La dépression post partum

La dépression post partum, plus courante que ce que l'on croit !

La dépression du post partum concerne entre 12 à 19% des mamans. Donc non, vous n’êtes pas seule! Elle peut également toucher les papas mais les études sont peu nombreuses sur la question.

Ce qui signifie que pour 10 amies qui ont donné naissance, il y en a probablement une voire deux qui l’ont traversées ou la traversent en ce moment. 

Et donc, oui, je pense que ce vécu de dépression post partum peut encore être rangé dans les tabous. On en parle encore trop peu (même si les choses bougent).

Après, c’est un chiffre qui est probablement sous-évalué car toutes les mamans n’en parlent pas et ont tendance à minimiser. 

Et oui, on nous dit tellement souvent que “si on a un bébé, on doit être heureuse” “tu as ton bébé dans les bras, donc tu dois être contente”, “les bébés, c’est que du bonheur” et autres bêtises du genre que forcément dire “ Non, ça ne va pas”, “je ne vais pas bien”... c’est difficile!

Et puis, certains professionnels, malheureusement les minimises. "Ça va passer! ” , “Ne vous inquiétez pas, ce sont les hormones…”,... Ce n’est pas non plus toujours évident à repérer.

Donc, quoi que vous dise votre entourage, les professionnels que vous avez rencontré, si vous ne vous sentez pas bien, êtes en détresse, inquiète,... N'hésitez pas à sonnez aux portes de professionnels pour être accompagnées

Qu'est-ce que la dépression post partum ?

La dépression post partum est avant tout une dépression qui arrive suite à une naissance. 

Pour certains, elle intervient suite aux bouleversements hormonaux, pour d’autres, suite à une accumulation de stress et pour d’autres encore suite à un mélange des deux. 

Cela n'a rien à voir avec l'amour que vous portez à votre enfant. Quand elles me parlent de leurs difficultés, nombre de mamans que j'accompagne, que j'écoute, vont me dire "Mais je l'aime, j'aime mon bébé !" Et oui, vos difficultés ne font pas que vous n'aimez pas votre enfant.  

Les symptômes de la dépression post partum

Le symptôme nécessaire pour parler de dépression post-partum (est le même que pour la dépression) est une humeur dépressive la plupart du temps (avec souvent de la tristesse, des pleurs, du désespoir) et une perte d’intérêt et/ou de plaisir pour presque toutes les activités quotidiennes

Dans les symptômes qui sont souvent (pas tout le temps!) présents il y a:

  • la fatigue et la perte d’énergie
  • les troubles du sommeil
  • la perte ou la prise de poids en l’absence de régime
  • de l’agitation ou l’inverse
  • de l’anxiété
  • un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité biiiiiien élevé et excessif et inapproprié. 
  • de l’irritabilité et de la colère
  • un sentiment de désespoir et d’impuissance
  • un isolement social
  • des pensées suicidaires
  • des difficultés de concentration et/ou à prendre des décisions
  • des pertes de mémoire. 

La durée de la dépression post partum  

Certains auteurs mettent en avant une période: cela apparaitrait une dizaine de jours après la naissance de bébé. Mais ce n’est pas le moment de l’apparition qui est déterminant mais la durée. La dépression post partum dure et peut durer des mois, une année voire plus. 

Ce n'est donc pas un état passagé. Notre santé émotionnelle n'est pas égale en permanence et elle peut être différente d'un jour à l'autre et d'une semaine à l'autre.

Nous pouvons nous sentir déprimée un jour, deux jours ou une semaine. Et puis nous retrouvons notre état normal assez rapidement, finalement les choses se calment et la vie redevient gérable. Donc, quand nous avons une journée difficile que nous nous sentons déprimée, abattue, cela ne signifie pas que nous sommes en dépression "clinique". Mais que cela soit passagé ou pas, n'hésitez pas à chercher des ressources !

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Beaucoup de culpabilité

Bon, je rigole régulièrement en disant que la culpabilité semble être offerte avec le test de grossesse mais qu’on a pas été prévenu ! 

Dans la dépression post partum, cette bonne vieille culpabilité est bien souvent fort présente. Et oui: on va mal, alors que nous sommes mamans, que nous devons, devrions prendre soin de votre bébé avec joie et bonne humeur. Non ? 

Mais non, la période post partum est sensible, faite d’un nombre incroyable de bouleversements: physiques, hormonaux, familiaux,... Et puis, quelque soit votre vécu, il mérite d’être pris en compte ! Que vous preniez soin de vous, que l’on prenne soin de vous. 

Différence entre dépression du post partum et baby blues

On les confond souvent tous les deux car ils arrivent durant la même période. Mais si le baby blues est sans conséquences (ce qui ne veut pas dire qu’il soit agréable et que l’on n’ai pas besoin de soutien!), la dépression post partum en a. Il est donc important de les distinguer. 

Si la dépression post partum affecte entre 12 et 19% des mamans, on grimpe à 30% et jusqu'à 80% des mamans pour le baby blues. 

Les chiffres sont extrêmement différents d’une étude à l'autre, ce qui montre qu’un travail est encore nécessaire afin de mieux cerner la dépression, mieux la comprendre. 

La différence entre le baby-blues et la dépression du post partum, ce n’est pas le moment de l’apparition ni les symptômes. La différence, c’est la durée. Le baby blues ne dure que quelque jours en moyenne dix. La dépression post partum dure des semaines voire des mois, une année et plus. 

L’impact de la dépression post partum

Elle peut avoir un impact sur l’enfant notamment au niveau de l’attachement, du lien mère enfant. Ce qui a des impacts à différents niveaux sur l’enfant. 

Des impacts sur le couple sont bien entendu possibles. Il y a également plus de dépression post partum chez le père quand la mère en est également atteinte (la dépression post partum des pères existent mais est bien moins étudiée que celle des mères qui mériterait de l’être plus). 

Le plus important: la source de la détresse et les symptômes

En effet, c’est en regardant et en travaillant sur ce qui vous a amené (et vous maintient) à être dans cette détresse et ces symptômes que l’on peut vous accompagner et réduire l’impact sur vos enfants. Car oui, il est difficile de se dire que notre état peut avoir un impact sur notre enfant (ah cette très chère culpabilité), mais c’est en agissant dessus, en prenant soin de nous que nous pouvons aller mieux et c’est un merveilleux cadeau pour notre enfant.

Que faire ? Prévenir ?

J’ai moi même traversé des difficultés maternelles à la naissance de mon premier bébé. Et c’est très clairement un des moteurs pour mon changement de vie. Etre devenue doula (l’accompagnement par une doula diminue les risques de dépression post partum pour différentes raisons), être devenue thérapeute familiale et périnatale. 

J’accompagne donc aujourd’hui les parents en individuel sur ces questions

Mais c’est aussi la raison pour laquelle je suis en train de créer une formation au post partum. Qui inclura énormément d’outils permettant de la prévenir mais aussi de comprendre et d’avoir une boîte à outils pour quand on rencontre des difficultés maternelles, petites ou grosses. 

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